Hélène ZANIER &
Pierre-Emmanuel SABOUL
Ostéopathes DO à Lyon 6 - Brotteaux

Ostéopathie pour Névralgie Cervico-Brachiale

osteopathie nevralgie cervico brachiale

La névralgie cervico-brachiale se caractérise par une douleur irradiante dans les zones du cou et du bras (douleur souvent comparée à des « impulsions électriques »). D’origine nerveuse, elle est liée à la compression ou à l’irritation d’un ou de plusieurs nerfs cervicaux.
La douleur complète est une douleur en général importante suivant le trajet d’un nerf. Elle débute souvent d’un seul côté du cou et irradie ensuite vers la clavicule, le haut du dos, l’épaule et le bras du même côté. Elle peut être accompagnée de fourmillements dans les doigts, d’une perte de force et/ ou de sensibilité.

Lorsque la névralgie cervico-brachiale n’est pas liée à certaines pathologies (hernie discale, arthrose cervicale..), elle peut avoir comme origine des troubles musculo-squelettiques (le point d’irritation nerveuse pouvant être la conséquence d’une perturbation mécanique à l’origine ou sur le trajet du nerf concerné).

Mécanique ostéopathique : mieux comprendre comment s’installe la névralgie cervico-brachiale

Quelques bases d’anatomie : le plexus brachial

Le plexus brachial est un plexus nerveux situé à la face latérale du cou, en arrière du muscle petit pectoral. Sa principale fonction est l’innervation sensitive et motrice de l’épaule, du bras, de l’avant-bras et de la main. Chaque rameau nerveux participe à l’innervation d’une zone spécifique.

Le plexus brachial est constitué de la réunion des quatre derniers nerfs cervicaux (C5, C6, C7, C8) et du premier nerf thoracique (T1), qui  cheminent en direction du bras et de la main en passant sous la clavicule. Il existe donc un lien anatomique indéniable entre le plexus brachial,  les 3 dernières cervicales, la première vertèbre dorsale ainsi que la clavicule et la première côte du même côté.

En cas d’atteinte du plexus brachial, différentes zones innervées par ces nerfs sont le siège de douleurs, de troubles de la sensibilité et/ ou de la motricité.

Au cours de la vie d’un individu, le corps subit des perturbations (traumatismes avec ou sans séquelles, sollicitations répétitives et contraignantes…) qui occasionnent des restrictions de mobilité et des blocages articulaires plus ou moins profonds.

Les restrictions de mobilité cervicales, le blocage articulaire de la première vertèbre dorsale et/ ou les perturbations de la mobilité de la ceinture scapulaire (première côte, clavicule, épaule)  diminuent la mobilité générale de la zone cervico-brachiale. Les structures environnantes, lorsqu’elles sont sollicitées, sont dans l’obligation de s’adapter à ces modifications en travaillant dans la compression et la torsion. Ces contraintes ont, avec le temps, une influence sur les nerfs environnants et peuvent créer une irritation locale sur un ou plusieurs nerfs cervicaux. L’irritation occasionnée, à l’origine (zone cervicale) ou sur le trajet du nerf (zones épaule-bras), peut être à l’origine des douleurs exprimées dans la névralgie cervico-brachiale.

Notre approche ostéopathique spécifique : rôle important de la première côte 

D’un point de vue mécanique, la première côte est fréquemment impliquée dans la névralgie cervico-brachiale. Située juste en dessous du plexus brachial, la modification de sa mobilité est souvent  à l’origine de la compression et/ ou de l’irritation du plexus brachial concourant à la névralgie cervico-brachiale.

Les restrictions de mobilité cervicales, le blocage articulaire de la première vertèbre dorsale et/ ou les perturbations de la mobilité de l’épaule influent directement sur la mécanique de la première côte du fait des relations anatomiques interdépendantes.

 

Le traitement ostéopathique de la névralgie cervico-brachiale consiste à libérer les zones de blocages situées sur le trajet du plexus cervico-brachial. Même si l’origine de la névralgie cervico-brachiale peut être cervicale, les manipulations cervicales ne sont pas nécessaires.

La colonne cervicale étant un segment très mobile, elle est peu sujette aux blocages articulaires primaires hormis lors de certains traumatismes directs sur les cervicales (coups, chutes, entorses cervicales, arthrodèse…). Les restrictions de mobilité qui la concernent sont des fixations adaptatives et secondaires aux blocages articulaires primaires souvent situés sur les dorsales et le bassin (segments les moins mobiles du corps). 

 

Seule une analyse biomécanique précise et codifiée des fixations primaires et de leurs compensations de l’ensemble du corps permet la libération complète de ces zones et ainsi aboutit à un traitement ostéopathique efficace, fiable et durable. 

Quand consulter l’ostéopathe ?

En prévention ou dès l’apparition des premiers symptômes, un suivi ostéopathique permet de rétablir la mobilité de l’ensemble du corps  et ainsi de gérer les différents troubles occasionnés.